Carl Lang a-t-il une chance ?

Carl Lang a-t-il une chance ?
Dépêche AFP du 10 janvier 2009:

(( Dix ans après le fracassant départ de Bruno Mégret, un autre cadre historique du FN, Carl Lang, s'est lancé samedi dans l'aventure en solitaire en faisant campagne pour les européennes dans le Nord-Ouest, où il affrontera la fille du chef, Marine Le Pen.

Dans un discours aux accents résolument droitiers, prononcés depuis un hôtel baptisé "de la Croix Blanche" sur le Mont-Saint-Michel - "lieu qui symbolise les valeurs de la France éternelle et les racines chrétiennes de l'Europe" - Carl Lang a martelé qu'il représentait "le FN réel". (...) "Le Front national est totalement incarné par la personnalité de Jean-Marie Le Pen. Le jour où il cessera de le diriger ce sera la fin du FN. J'ai simplement anticipé sur sa retraite", annoncée par Le Pen lui-même pour 2010, alors qu'il aura 82 ans, a poursuivi Carl Lang. (...) "La France n'est pas terre d'Islam et je ne crois pas que l'Islam soit soluble dans la terre nationale", a-t-il aussi dit, se présentant comme un opposant farouche à l'entrée de la Turquie dans l'UE. (...) Interrogé sur l'échec de l'aventure solitaire de Bruno Mégret, ancien numéro 2 du FN, dont il avait claqué la porte il y a dix ans pour fonder le MNR, Carl Lang a assuré que son initiative était en tous points différente.
"Le MNR a été lancé à l'issue d'une tentative ratée de prise de contrôle du FN, ce n'est pas du tout notre cas". A l'issue de plusieurs échecs successifs, Bruno Mégret a fini par se retirer de la vie politique en mai dernier.
))

Pour avoir été secrétaire général du parti lepéniste pendant des années, Carl Lang devrait savoir une chose: les candidatures dissidentes n'ont jamais fonctionné au Front national. Comme dans tous les partis politiques, ce ne sont pas les cadres dirigeants mais l'électeur de base qui a le dernier mot ; à la nuance près qu'au Front, le culte du chef prime. Si on est contre Le Pen, c'est comme si' on était contre Dieu lui-même...

Si l'on analyse les différentes tentatives de "FN-bis" ces dernières années, il faut reconnaître que la majorité sont des échecs cuisants.

1. La scission mégrétiste.
En 1998, Bruno Mégret, pressé de succéder à Jean-Marie Le Pen, qui n'en a nullement envie, et outré par la dérive folklorique que prend le parti, décide de travailler pour son propre compte. Ancien militaire passé par les universités américaines et Polytechnique, Mégret est un technocrate pur, cravaté et dénué de charisme, dont les idées sont plus proches d'un certain fascisme que du mélange populo-nationaliste de Le Pen. Après avoir tenté de prendre le contrôle du FN par amis interposés, il organise un congrès, qui consacre la création du Mouvement national, qui deviendra le MNR.

Si Mégret avait parfaitement préparé son coup - ce qui aura pour effet de plonger Le Pen dans une paranoïa profonde vis-à-vis des traîtres réels ou supposés -, il aura sous-estimé deux facteurs: le charisme du vieux chef, et l'attachement des électeurs à leur leader initial. Le hold-up du MNR tourne court. Humilié lors des législatives de juin 2007, avec 2 % des voix dans son ex-fief de Vitrolles, il abandonne la politique.

2. La fronde des barons locaux.
Dans le Sud de la France, le FN aura réussi à s'implanter lors des élections de 1995-1996 dans plusieurs villes significatives: Vitrolles, conquise par la femme de Bruno Mégret, Orange, gouvernée par Jacques Bompard, Toulon, prise par Jean-Marie Le Chevalier et Marignane, avec Daniel Simonpiéri.

En 1999, les maires frontistes approuvent le putsch et tous forment un front commun anti-Le Pen avec le MNR, sauf Jacques Bompard. Les élus refusent en effet de se voir dicter leur conduite par un vieillard qui n'a aucun sens des responsabilités... Cela ne leur sera guère profitable: Le Chevalier est battu en 2001 à Toulon, et Catherine Mégret l'année suivante à Vitrolles.

En 2006, nouvelle vague: Jacques Bompard quitte le FN, qu'il juge décadent, et rallie Philippe de Villiers. Il est épaulé dans son initiative par la fédération frontiste locale, et, en sous-main, par le propre N°2 de Le Pen, Bruno Gollnisch, qui prend pourtant soin de ne pas rejoindre la rébellion. Daniel Simonpiéri, lui, jouera un jeu trouble pendant plusieurs années, essayant de rester à l'extrême-droite tout en flattant l'UMP... Il sera écrasé aux municipales de 2008.

3. La jacquerie des radicaux.
Ceux qui avaient suivi Bruno Mégret en 1999, incarnaient la frange pure et dure du Front national: ainsi, Pierre Vial, néo-païen sanguinaire, était le leader de la mouvance celtique Terre et Peuple. Or, s'ils se sont rendu compte de l'échec du MNR, beaucoup n'en démordent pas: ils veulent fonder un nouveau parti. Ce sera chose faite en 2008, avec l'éphémère Nouvelle Droite nationale, conduite au départ par un autre ex-FN, Jean-François Touzé, qui sera finalement éjecté par ces acharnés de la "Préférence nationale".

Aujourd'hui, ceux qui gênent Marine Le Pen dans sa conquête du pouvoir personnel tentent de se regrouper... Trop tard ! Car le FN est d'ors et déjà verrouillé par les hommes de "fifille", Bruno Gollnsich excepté. De plus, les adhérents qui n'ont pas rejoints Sarkozy ou Villiers sont des créatures toutes acquises à la cause du clone génétique de leur cher leader : une façon de perpétuer sa mémoire en quelque sorte.

Malgré son enracinement local et l'appui financier du millionnaire Fernand Le Rachinel, Carl Lang part d'un mauvais pied dans cette campagne des européennes, qui pourrait bien être la fin de sa carrière politique. Sans doute le sait-il.


# Posté le samedi 17 janvier 2009 06:40

Modifié le samedi 17 janvier 2009 15:37

La fin du FN

La fin du FN
Pour ne pas gêner la candidature de sa fille à la présidence du parti, Jean-Marie Le Pen procède à des purges au sein de l'état-major du Front national. Dernières victimes: Carl Lang et Jean-Claude Martinez.

Il y a dix ans, le Front national connaissait le schisme des partisans de Bruno Mégret, qui avait crée son propre mouvement, le MNR. Résultat: le FN avait enregistré le pire score de son histoire (5 %). Aujourd'hui, alors que les sondages les plus fiables créditent le parti de Le Pen d'à peine 6 %, la guerre des clans s'est ravivée au FN.

Marine Le Pen, la fille du fondateur-président à vie Jean-Marie Le Pen, actuellement députée européenne en Île de France et ancienne candidate aux législatives et aux européennes à Hénin-Beaumont (Nord-Pas-de-Calais), a décidé de se présenter en juin prochain dans le département en tant que tête de liste. Il s'agit d'un pur calcul: le Nord-Pas-Calais est le seul endroit avec le Vaucluse où le FN réalise encore des scores à deux chiffres. Marine ne cherche donc qu'à assurer sa survie alors que tous les autres têtes de listes sont menacées de disparaître devant les partis concurrents: l'UMP et le MPF.

Problème: la tête de liste sortante du Nord est Carl Lang. Secrétaire national du parti, représentant de la branche néo-païenne de l'extrême-droite, celui-ci refuse de céder sa place à sa rivale, avec qui il est régulièrement en opposition idéologique. Lang accuse Marine de vouloir brader les idées du FN pour faire du parti un mouvement inféodé à l'UMP.
Jean-Marie Le Pen a fait table rase de la polémique, en excluant Carl Lang du FN le 17 novembre 2008. "Voilà une preuve supplémentaire que Jean-Marie Le Pen souhaite mettre le Front national au service des ambitions et des intérêts personnels et politiques de Marine Le Pen", déplore Carl Lang, qui regrette aussi que le président du FN "cède aux caprices électoraux de sa fille". L'ancien baron déchu a aussitôt présenté sa propre liste aux européennes. Dans son bras de fer local, Carl Lang peut compter sur onze conseillers régionaux du Nord-Pas-de-Calais sur les seize FN ainsi que sur les soutiens de l'ancien député Christian Baeckeroot, et de l'eurodéputé (et ancien créancier de Le Pen) Fernand Le Rachinel, qui a démissionné du parti.

Dans la région Sud-Ouest, Marine Le Pen a installé son adjoint et probablement amant Louis Alliot à la tête de la liste FN. Le député sortant Jean-Claude Martinez, ancien membre du PS et conseiller du roi du Maroc, passé au Front dans les années 1980, s'est élevé contre cette man½uvre, et a donc été exclu par Jean-Marie Le Pen. En guise de protestation, il a lui aussi lancé sa propre liste dissidente.

Le FN, en plus de la concurrence du MPF de Philippe de Villiers, se retrouve avec 2 listes dissidentes, situées chacune aux extrémités de la France. Jean-Marie Le Pen, dans sa mauvaise foi légendaire, a dénoncé la "traîtrise" des "gamelles" putschistes. Mais ces "mutins" ont montré aux médias que le parti est désormais coupé entre les pro- et les anti-Marine. De son côté, Bruno Gollnsich, député sortant de la région Rhône-Alpes et grand ennemi de la fille de Le Pen en tant que leader de la branche réactionnaire du FN, a refusé de se mêler à cette querelle. Il sait pourtant qu'il est le prochain sur la liste des purges.

Le parti ne survivra pas à cette ultime échéance électorale.

# Posté le samedi 06 décembre 2008 08:26

Violence et préjugés

J'habite à Lyon, et samedi dernier, je me promenais dans le quartier St Jean, lorsque je vois sur le parvis de la cathédrale des stands altermondialistes et communistes (LCR, PT...).

Je n'apprécie pas les Communistes, mais comme je n'ai pas l'habitude de les voir faire leur propagande devant moi, je suis allé discuté avec eux.

Je débattais sur la laïcité avec un militant d'un parti d'extrême-gauche dont j'ai oublié le nom, lorsqu'une dizaine de gars bien musclés sont arrivés. Ils avaient le crâne rasé, avaient des blousons noirs ou des vestes de treillis, portaient des rangers aux pieds et avaient des toiles d'araignées tatouées sur les bras.

Ils ont tout cassé. Ils étaient hyper-violents et ils tapaient fort ! C'étaient des membres des Jeunesses identitaires, dont la "division" de Lyon est particulièrement active contre les Maghrébins et les Communistes.

Le débat politique me passionne, mais la violence gratuite et haineuse me dégoûte. Le peu de sympathie que j'avais pour les "patriotes" de l'extrême-droite s'est envolé sous les coups et les insultes. Je me souviendrai toujours de l'un d'entre-eux, qui était le clone du mec dans le film American History X, qui m'a poussé par terre et à refusé de me dire de quel parti il était: "Retourne avec tes copains de merde" m'a-t-il dit. Les Communistes ? Mes copains ?????? Quelle insulte !

Si on m'avait dit qu'un jour, je me battrai aux côtés de la LCR contre des skinheads, je ne l'aurai jamais cru. Il faut toujours revoir ses préjugés.

Je suis un patriote amoureux de son pays. J'aime la France belle et idéaliste, celle qui reconnaît son identité chrétienne, pas celle qui insulte les immigrés qu'elle a fait venir pour travailler, pas celle qui se bourre la gueule à la bière en faisant le salut nazi devant des affiches de Le Pen, pas celle qui préfère frapper ses ennemis plutôt que de discuter avec eux.

Violence et préjugés

# Posté le mercredi 01 octobre 2008 11:50

Le temps des duels

Le temps des duels
Alors que la crise économique planétaire balaye notre système politique, la "Droite nationale" se dispute férocement le leadership électoral en vue des élections européennes de juin 2009, à coups de shows médiatiques, de scissions et de procédures judiciaires.

I - L'offensive de Villiers

Philippe de Villiers est de retour, et il n'est pas seul ! Le leader du MPF et président de Vendée est enfin sorti de son silence après son désastre à la Présidentielle de 2007, où, coincé entre Sarkozy et Le Pen, il n'avait recueilli que 3 % des voix, pour rebondir à l'improviste, comme à son habitude.
Le 21 septembre, lors de l'université d'été de son parti à Paris, Villiers a accueilli un invité de marque: Declan Ganley himself, héros du "NON" irlandais au Traité de Lisbonne. Qui est Mr Ganley ? Un jeune milliardaire, irlandais pur souche et profondément catholique, qui a fait fortune en signant des contrats avec l'armée américaine en Irak. Cet homme richissime qui milite pour le système économique libéral appliqué à l'Europe s'est rendu célèbre lors du référendum d'Irlande qui a fait échouer le "mini-traité": c'est lui, qui a fait basculé la population de cette île attachée à son indépendance dans le camp du "NON".

Pour les élections européennes, Villiers et Ganley ont conclu une alliance: l'irlandais financera des listes dans chaque État-membre de l'UE ayant toute en commun un programme copié sur celui du MPF... Un parti transnational ? "Mon souhait, dit Villiers, pas mécontent de son effet de suspense, est que les listes des vingt-sept pays répondent à une organisation commune" Puis viendra le grand soir pour ces révolutionnaires BCBG : "Renverser la majorité au Parlement européen, aujourd'hui favorable au traité de Lisbonne" Des conservateurs anglais et irlandais sont déjà sur le coup avec Villiers.
La France va mal parce que l'Europe va mal. On pourrait résumer ainsi l'analyse de Philippe de Villiers, qui caresse l'espoir de devenir l'homme des élections de juin. Fervent souverainiste, le chef du MPF avait déjà fait le plein de voix dix ans auparavant, en 1999: 13,5 %, ce qui le plaçait bien avant la liste de Droite conduiteà l'époque par un certain... Nicolas Sarkozy, aujourd'hui président de la République. Aujourd'hui, Villiers parie sur le soutien irlandais, l'impopularité croissante du président et l'effondrement du FN pour renouveler son succès.

II - La fin de Le Pen

Jean -Marie Le Pen s'est enfin décidé: il ne sera pas candidat en 2012 et il va quitter la présidence de son parti d'ici 2010. Le vieillard nationaliste a rompu le silence dans une interview à l'hebdomadaire de Droite Valeurs actuelles. Cette déclaration est attendue par les spécialistes de l'extrême-droite depuis des années. En effet, Le Pen avait toujours refusé de désigner un successeur, estimant qu'il n'y avait que lui pour diriger un mouvement qu'il avait crée. Le vieux "Menhir" a transformé le FN depuis les années 1990 en entreprise personnelle, vivant du mécontentement des couches populaires et attisant la haine de l'immigré, sans chercher à prendre le pouvoir par les urnes. Une stratégie qui a poussé les jeunes cadres ambitieux à déserter avec Bruno Mégret en 1999, puis qui a lassé les électeurs: en 2007, Le Pen obtient 10,5 % des voix et chute de 8 points par rapport à 2002. Il est temps de partir.
Pour succéder à Jean -Marie Le Pen, le dauphin désigné était jusqu'à maintenant Bruno Gollnisch. Ce distingué professeur de japonais à Lyon-III, accusé d'antisémitisme, est un fidèle de la première heure. Mais voilà que Le Pen dévoile ses véritables intentions: pour lui, c'est sa fille Marine, qui doit devenir la nouvelle présidente du FN. Chouchouté par les médias et par son père, la jeune femme a noyauté le parti depuis longtemps en chassant ceux qui n'étaient pas d'accord avec elle et en les remplaçant des hommes de confiance... Gollnisch n'oppose pas vraiment de résistance: "Ce n'est pas dans son tempérament d'aller au combat. Même s'il connaît bien la civilisation japonaise, il n'a pas l'esprit samouraï", constate un cadre du mouvement.

Bruno Gollnisch est absent de la scène médiatique. S'il a de bonnes idées, il reste le candidat officiel de la vieille bourgeoisie, du petit monde fermé des militaires réactionnaires et des catholiques intégristes. Il n'a guère de chances de l'emporter. Marine Le Pen, elle, veut transformer le FN en un parti respectable, ouvert à l'UMP et ayant mis un voile sur les convictions patriotiques de son père et de Gollnsich. Elle ambitionne sûrement d'être élue député d'un Front national "light" ou mieux, d'être secrétaire d'État sous Sarkozy. Mais y arrivera t-elle ? Il n'est pas sûr que les 5 millions de Français électeurs de Le Pen se retrouvent dans ce nouveau discours. D'autant que la majorité des jeunes militants FN sont plus attirés maintenant vers les groupes nazis très violents comme les Jeunesses identitaires ou la NDP.

III - Magouilles et compagnies

Face à la cascade d'échéances électorales qui s'annonce, droite extrême et extrême droite se livrent à une lutte fratricide pour séduire l'électeur xénophobe. Le FN de Jean-Marie Le Pen et le MPF de Philippe de Villiers se disputent un créneau assurément très porteur en Provence. Le FN a encore réalisé ses meilleurs scores en juin 2007 dans le Vaucluse et en mars 2008 à Marseille. Mais le MPF surfe sur des thèmes bien rodés (rejet anti-arabes et turcs, insécurité, peur de la mondialisation...) pour séduire les cadres du Front national, ce qui irrite profondément Le Pen. Ainsi, le maire d'Orange Jacques Bompard, vieux compagnon d'armes de Le Pen, s'est rallié à Villiers dès 2005. De leur côté, les fascistes du microscopique MNR (qui sera dissout en octobre, faute de militants), orphelins depuis la disparition de Bruno Mégret, observent ce remue-ménage avec délectation: " Villiers et Bompard veulent régner sur les décombres du FN. Ils pompent notre programme" explique Hubert Savon, ex-conseiller municipal MNR de Marseille battu en mars 2008 par 0,65 % des voix ! "Quant au FN, son président est... fou ". Hubert Savon est actuellement en conflit avec la mairie de Marseille au sujet de la construction d'une immense mosquée, qu'il juge incompatible avec les racines chrétiennes de la France.

Ajoutons aussi que la Nouvelle Droite Populaire, un parti d'extrême-droite qui avait été crée par des anciens membres du FN et du MNR se retrouve déjà en proie à des divisons: Jean-François Touzé, conseiller régional de Paris, ex-N°4 du FN, et leader de cette nouvelle structure, a été chassé par son adjoint Robert Spieler, conseiller régional d'Alsace, qui est donc devenu le président de la NDP. Le rêve de Spieler est de faire de ce petit groupuscule un mouvement ultra-identitaire, copié sur le modèle néo-nazi, ce que ne veut pas Touzé. Celui-ci a crée récemment un autre parti, au nom à peine plus recherché: la Nouvelle Droite républicaine.

Enfin, Nicolas Dupont-Aignant, le médiatique président du club Debout la République, qui s'était présenté comme le premier opposant de Droite à Sarkozy alors que Villiers se cachait en Vendée, refuse pour l'instant de s'unir au MPF... Parce qu'il est trop fier pour faire équipe dans la lutte contre l'Europe de Bruxelles? "Le problème avec Philippe, c'est qu'il ne sait pas où il va" commente-t-il. Il a raison, mais l'intérêt du souverainisme serait de s'unir en juin prochain... A suivre !

# Posté le mercredi 01 octobre 2008 11:09

Modifié le mercredi 01 octobre 2008 11:26

Dépôt de bilan

Dépôt de bilan
Le président du Mouvement national républicain (MNR), Bruno Mégret, a annoncé mardi son "retrait de la politique", un peu moins de dix ans après son spectaculaire départ du FN dont il était le numéro 2.

Mégret a fait part de son intention dans une brève note aux journalistes, les invitant pour s'expliquer à un cocktail de presse vendredi à 11H00 à l'hôtel Novotel Vaugirard à Paris.

"Je vais travailler à l'étranger pour une grande entreprise. Je me mets en réserve de la politique, après avoir tout tenté pour faire émerger une vraie droite dans le paysage politique", a-t-il indiqué à l'AFP, sans autre précision.

Ancien militaire néofasciste passé par les universités américaines et le RPR, homme de dossiers, lieutenant efficace et ambitieux de Jean-Marie Le Pen au Front national, Bruno Mégret avait tenté de prendre le pouvoir fin 1998, avant de faire scission avec de nombreux cadres du parti et de fonder le MNR.
Mais malgré tous ses efforts, le MNR n'avait jamais réussi à rivaliser avec le FN. Aux dernières législatives, le MNR n'avait recueilli que 0,4% des voix, perdant le droit au financement public des partis. Depuis, Mégret faisait semblant de s'intéresser à la politique, animant quelques meetings à Marseille ou Marignane, accompagné d'une poignée de skinheads fidèles.

Avant de tirer sa révérance, Bruno Mégret avait apporté son soutien à l'ex-FN Jean-François Touzé, qui vient de créer un nouveau parti issu du Front national, la NDP (Nouvelle Droite Populaire) avec d'autres groupuscules d'extrême-droite qui ont tous en commun la haine de l'immigré et la volonté de se débarasser de Le Pen. Mais cette entreprise a été désavouée par Nicolas Bay, jeune N°2 du MNR, qui a pris le contrôle du parti il y a quelques mois.
Du coup, Mégret n'avait plus rien à espérer.
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# Posté le jeudi 22 mai 2008 13:02

Modifié le samedi 24 mai 2008 03:20